Un autre domaine où H. H. Scott a imposé ses brevets réside dans la topologie des circuits d’amplification. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des amplificateurs sont fondés soit sur des schémas à pentodes, soit sur des pentodes “ultra linéaires”. Scott va multiplier les schémas alternatifs, destinés à réduire la distorsion et à améliorer la puissance en conservant la clarté et l’équilibre spectral.
Brevet US2473906A : Circuit d’amplification à correction automatique
Déposé en 1949, ce brevet porte sur une invention centrale de Scott : un système de polarisation automatique des tubes, assisté par signal de contre-réaction différentielle. L’objectif est double :
- Réduire la distorsion harmonique totale (THD) à des niveaux inférieurs à 1 % à pleine puissance, contre 2–5 % pour la concurrence de l’époque.
- Stabiliser le point de fonctionnement des tubes – variation automatique en fonction de l’état et du vieillissement des lampes.
Cette approche devient la base des amplis intégrés Scott 99C, 222 et 299, salués dès les années 1950 pour leur reproduction exceptionnelle, dépassant les écoutes radios de l’ère pré-stéréo (Audio Engineering Society Journal, 1957).
Introduction de la contre-réaction globale dans les produits de série
Scott fut l’un des premiers à systématiser l’usage d’une contre-réaction globale couvrant l’ensemble du circuit d’amplification – une boucle qui renvoie le signal de sortie vers l’entrée pour corriger automatiquement les défauts. Résultat :
- Réduction drastique des bruits parasites et de la distorsion
- Meilleure réponse en fréquence, donc meilleure restitution des aigus et des graves
- Respect du timbre instrumental, fidélité accrue des voix
Ce principe sera adopté par McIntosh, Marantz, puis Kenwood et d’autres géants de la Hi-Fi.