Dès l’après-guerre, les États-Unis connaissent une transformation radicale de leurs habitudes d’écoute. Autrefois, la musique à la maison était dominée par la radio ou de simples phonographes. La notion de “haute fidélité” (Hi-Fi) demeure à l’époque un luxe réservé à quelques ingénieurs, musiciens ou passionnés, souvent dotés d’équipements coûteux, volumineux et complexes à assembler.
Un contexte va toutefois rendre possible une révolution. À la fin des années 1940 et dans la décennie suivante :
- L’économie américaine est en plein boom, le pouvoir d’achat et l’accès au crédit progressent.
- Les innovations issues de la Seconde Guerre mondiale irriguent le marché civil, notamment les tubes électroniques, les premiers transistors et les composants miniaturisés.
- Une nouvelle classe de consommateurs voit le jour, avide de loisirs et de technologies.
C’est dans cette effervescence que des entreprises pionnières, telles que H. H. Scott, Fisher, Dynaco, ou encore Harman Kardon, vont jouer un rôle moteur pour transformer le rêve de la haute fidélité en réalité familiale.
